
Ce que nous redoutions est malheureusement arrivé : malgré la nécessité d’un accord ambitieux et engagé, l’ensemble des dirigeants des pays présents au sommet de Copenhague n’a pu arriver à un accord global.
Il faut croire que la pression la plus forte n’était définitivement pas celle exercée par les peuples qui réclament la justice climatique mais bien celle de la logique spéculative et de ses intérêts financiers actuels. Les conflits d’intérêts et la priorité de la realpolitik ont donc ainsi bel et bien pris le dessus de ce sommet…
L’opposition croissante entre les grands émetteurs de GES, les pays émergents et les pays pauvres (vulnérables et subissant le plus les conséquences des changements climatiques) reflète les changements de rapports de force et le rôle des pays du sud dans un contexte à la fois de crise mondiale et de montée en puissance des émergents.
Et maintenant ?
Le fait est avéré, la classe politique, seule, est aujourd’hui dans l’incapacité de faire évoluer globalement nos organisations et notre société.
Il serait alors temps de concevoir le présent et l’avenir différemment, afin de ne pas être réduit à la seule volonté des gouvernements et des puissances économiques irresponsables.
La nécessité et la volonté de créer une organisation mondiale de l’environnement et de la solidarité s’impose plus que jamais.
Comment ?
- en montrant clairement le désaccord des peuples face à l’issue de ce Sommet.
- en rassemblant d’avantage de citoyens autour des prochaines mobilisations, prouver les dangers et trouver les solutions.
- en utilisant réellement à bon escient notre “pouvoir” d’achat en faisant évoluer nos choix et nos habitudes de consommation, nous pourrions ainsi contraindre les leaders économiques actuels à bannir cette économie de profit à outrance au profit de réels engagements de respect et de solidarité.
Qui ?
Nous tous :
En tant que professionnels, en nous engageant et en défendant la volonté d’une politique commune et globale d’entreprises responsables.
En tant que citoyens, en nous engageant auprès des ONG, associations, … et surtout en tant que consommateurs, en choisissant de favoriser et de participer à l’essor de la nouvelle économie eco-responsable et solidaire.
Ces choix nous appartiennent et peuvent tout changer, et c’est aussi notre responsabilité à tous de choisir les bons et de réagir sans plus attendre !

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